CONSERVATOIRE D’ÉTÉ

Il propose une formation professionnelle estivale intensive en plusieurs modules: de deux, trois ou cinq semaines consécutives, au DOMAINE DE L'ACTEUR.

 

CONSERVATOIRE D’ÉTÉ 2017

 

avec rencontres, essais et présentations publics

 

 

4 stages en immersion au centre de la France

entre le 24 juillet et le 28 août
 

Maître de stages : Jean-Paul ZENNACKER  Voir parcours artistique Par ici

objectif : acquérir et développer des réflexes de travail pour toute la vie 

 

 

3 FORMULES:

durée : 2 semaines nombre d’heures : 60

* du 7 juillet au 20 août

 

 

PRIX : * STAGE : 500 €

Tarif spécial réservé aux élèves du Cours Acquaviva

* Pension complète : 20 € jour soit (15 jours) : 300 €

durée : 3 semaines nombre d’heures : 90

* du 24 juillet au 14 août

* du 7 au 28 août

 

PRIX : * STAGE : 600 €

Tarif spécial réservé aux élèves du Cours Acquaviva

* Pension complète : 20 € jour soit (22 jours) : 440 €

durée : 5 semaines nombre d’heures : 150

* Cycle complet :

du 24 juillet au 28 août

 

PRIX : * STAGE : 900 €

Tarif spécial réservé aux élèves du Cours Acquaviva

* Pension complète : 20 € jour soit (36 jours) : 720 €

Tarif horaire (moyen parce que dégressif) : 6 € l’heure *                                                            Conditions particulières et PRISES EN CHARGE : NOUS CONSULTER

du lundi au vendredi : 6 heures par jour + ateliers / « master-classes » :30 heures par semaine

* ce prix comprend la formation et la mise à disposition des divers locaux appropriés ainsi que des matériels pédagogiques – artistiques et techniques (lumière, son, caméra, travelling...)

 

 

 

CONTENU DES STAGES

 

 

1. travaux sur vos choix de textes :

* les fondamentaux et la responsabilité de l’acteur

VÉRITÉ, JUSTESSE ET PRÉCISION DU JEU (scène et caméra)

 

* de la scène à la caméra et de la caméra à la scène

RAPPORT ENTRE LE JEU SCÉNIQUE ET LE JEU CAMÉRA (cinéma, TV, vidéo)

 

2. thèmes communs à tous :

 

Pourquoi ce choix de 2 THÈMES COMMUNS ?

 

Pour la vérité du jeu, nous avons intérêt à nous concentrer sur des recherches personnelles, intimes, pour charger le jeu à partir de la personnalité de chacun.

 

Je vous soumets un choix d’œuvres : la proposition n’est pas exhaustive.

 

1er thème :

 

Comment ressentir intimement et faire vivre des personnages appartenant à des cultures européennes spécifiques (femmes et hommes)

 

LES FEMMES ET DON JUAN, UN MYTHE EUROPÉEN

 

Théâtre

XVIIe siècle : 1630 Espagne Tirso de Molina / Le séducteur de Séville...

1665 France Molière / Dom Juan,

XVIIIe siècle : 1730 Italie Don Juan

1787 Autriche – Da Ponte – Mozart / Don Giovanni

XIXe siècle : 1828 Allemagne Grabbe / Don Juan et Faust

1834 France P. Mérimée / Don Juan Marana

1830 Russie Pouchkine / Le Convive de Pierre

XXe siècle : 1911 France Ed. Rostand / La Dernière Nuit de Don Juan

1956 France Montherlant / La Mort qui fait le trottoir

1973 Cuba - France Eduardo Manet / L’Autre Don Juan

 

Cinéma

1960 Suède Ingmar Bergman / L’œil du diable

1973 France Roger Vadim / Don Juan 73 ou Si Don Juan était une femme

1994 USA Jeremy Leven / Don Juan de Marco (M. Brando – J. Depp)

 

Poésie

1819 G.B. Byron / Don Juan

1857 France Baudelaire / Don Juan aux enfers

 

2e thème :

 

« MON AUTRE MOI-MÊME » (MON JUMEAU)

 

Si la vie m’avait jusqu’ici donné un autre parcours – familial, social, professionnel -, quel autre serais-je ? Pousser cette recherche intime pour interpréter deux jumeaux : semblables et différents.

 

Théâtre

IIe Rome antique Plaute / Les Ménechmes

XVIIe Angleterre Shakespeare / La Comédie des Erreurs

XVIIIe Italie Goldoni / Les jumeaux vénitiens

XXe France Tristan Bernard / Les jumeaux de Brighton

et

XVIIe Angleterre Shakespeare / Le Songe d’une nuit d’été (dieu et déesse se font humains)

XVIIIe France Regnard / Les Ménechmes ou Les Jumeaux (d’après Plaute)

 

Cinéma

1973 USA Brian de Palma / Sœurs de sang

1989 USA Ivan Reitman / Jumeaux

2001 France Gilles-Paquet Brenner / Les Jolies Choses

Bonne pioche !

 

Scène et caméra!

Le passage de la scène à la caméra et inversement pose de délicats problèmes d’adaptation, de transposition, sur les plans artistique et technique.

Cela concerne beaucoup d’acteurs habitués au jeu caméra et voulant « passer » au théâtre, comme dans l’autre sens beaucoup d’acteurs formés au jeu théâtral « passant » devant la caméra.

 

 

 

TRAVAUX

pour la caméra : épurer le jeu en intériorisant au maximum l’interprétation, avec une grande économie de gestes et - selon la largeur des plans - d’expressions du visage et de mouvements corporels, en tenant également compte des contraintes matérielles du tournage (position de la caméra, grosseur du champ, lumière, prise de son, travelling...)

 

Pour le passage de la caméra à la scène, une amplification du jeu amène souvent à aplatir l’expression (diction plus monocorde). La technique respiratoire et vocale permet de conserver la valeur du parler le plus vrai. (= le volume diffère mais la « musique » doit rester la même). A partir du jeu « caméra », on cherchera aussi à construire une gestuelle stricte qui assure à chaque position de spectateur dans la salle – quelle que soit la dimension de celle-ci – un dénominateur commun.

 

 

Rappel des objectifs :

Le stage vise d’abord à développer des réflexes de travail (utilisables toute la vie) pour une maîtrise totale de l’interprétation (densité du jeu, justesse du parler, précision des mouvements, conscience de l’autonomie du corps)...

Il entraîne l’acteur à sa responsabilité, (comme force de proposition au metteur en scène / réalisateur et pour pallier l’insuffisance éventuelle de conduite du jeu).

 

Notre méthode :

Nous plaçons les stagiaires dans des conditions artistiques et matérielles extrêmement favorables : à l’abri des sollicitations urbaines, ils disposent de beaucoup d’espaces de travail et de mûrissement personnel des exercices, dans un vaste espace de travail sur plus d’un hectare :

3 salles, une scène- plateau de tournage de 230 m², avec travelling et visionnement, un espace de 130m2 avec scène, plusieurs dépendances, sur plus d'un hectare, et l'accès régulier à un théâtre de 100 places.

 

Les objectifs de chaque stagiaire sont établis avant le début des sessions.

L’atelier étant collectif, le travail par étapes opéré par chacun est adaptable par tous les autres selon la personnalité de chacun et donc immédiatement utilisable par tout le groupe. Les progrès réalisés par chacun sont ainsi appréhendés par tous.

 

Les travaux face à la caméra comprennent – pour chacun et pour tous - une lecture des séquences captées permettant des modifications de jeu (puis re-captations et relectures...).

 

 

 

 

DESCRIPTIF DETAILLÉ DES TRAVAUX

 

S’agissant de formation individuelle, il ne saurait être question, comme pour des cours magistraux de fixer préalablement le temps consacré à chaque stagiaire pour chaque discipline et donc à l’intérieur des plages horaires générales fixées la durée de chaque atelier.

1. ENREGISTRER LA TOTALITE DU TEXTE DE L’AUTEUR

pour éviter un jeu superficiel ou subjectif, et pour y trouver, en plus des dialogues, des indications de jeu

 

 

 

2. PARLER LE RÔLE POUR ÊTRE VRAI (Théâtre et cinéma – TV) en prose et en vers*

 

(*Tragédie et comédie classiques - drame romantique – et poésie)

Avec la précision des intonations et des inflexions,selon les moyens personnels de chaque acteur, tirer parti de ses singularités. S’entraîner aux « lectures à vue » (castings, auditions, radio, etc)

 

 

 

 

3. JOUER JUSTE AVEC TOUT SON CORPS ,

Approfondir la connaissance et la maîtrise de ses moyens physiques,

Écouter et ressentir ce qui émane du corps de son interlocuteur,

Mettre l’intensité de la réaction / réponse non sur la réplique à dire mais sur ce qu’éprouve son corps, et pouvoir désynchroniser le texte et les réactions du corps (comme dans la vie)

S’entraîner à prolonger dans l’espace les intentions de jeu.

 

 

 

4. AMÉLIORER LA DENSITÉ DU JEU DEVANT LA CAMERA

Extériorisation réduite / intensité intérieure approfondie

voir: Atelier 4

 

 

 

 

 

5. PERFECTIONNER LA PRÉCISION DES MOUVEMENTS ET DES GESTES SUR SCÈNE

Pour transmettre les intentions de jeu à tous les spectateurs disposés dans la salle.

Atelier 1.

Travaux de lecture « à la table » pour dégager « objectivement » le maximum d’informations sur le personnage, son parler, son écoute, ses comportements, ses réactions au comportement des autres rôles, et connaissance de la structure de l’œuvre. Travaux sur un texte commun défini à l’avance.

 

 

Atelier 2.

L’interprétation ne peut être précise – donc vraie – que si l’acteur utilise toutes les nuances de la voix que l’on trouve dans la vie, selon les états, les sentiments (à qui je parle, quand, comment, pourquoi avec ces mots-là…)

Cela permet au spectateur de suivre avec précision l’acteur dans les moindres méandres de son action, de ses états, de sa pensée et de ses réactions). La vérité (inflexions et hauteur de la voix) doit être préservée quelle que doive être la projection sonore en fonction du lieu.

Exercices de lecture à vue (utile notamment pour auditions, castings)

 

 

Atelier 3.

Se concentrer pour agir et réagir avec le maximum d’intensité. Exercices : avant de répondre, on éprouve sans texte la réponse, physiquement, émotionnellement. On guette les mêmes comportements chez son/sa partenaire, pour pouvoir éventuellement réagir avant que le texte de son/sa partenaire soit dit. On s’entraîne à désynchroniser le texte et les réactions du corps, comme dans la vie, selon ce qui s’est déjà passé et ce qui est prévu, donc simultanéité des trois temps.

Exercices : Réaliser ce qui précède en prolongeant dans l’espace les intentions de jeu définies « à la table ».

 

 

Atelier 4.

Il s’agit d’augmenter toutes les perceptions mentales et physiques pour gagner « en présence ». Ainsi, cette densité accrue exprime le jeu avec la plus grande économie « extérieure ». On s’entraîne à réduire progressivement les moyens utilisés (gestes, voix…) et à les remplacer par la densité du jeu (à partir de la respiration). On s’entraîne aussi à vivre un personnage secondaire comme s’il était fondamental dans l’action. Les travaux comprennent des enregistrements vidéo – suivis de vision des enregistrements puis reprises corrigées.

 

Atelier 5.

On s’entraîne à trouver dans le corps et la gestuelle le minimum de moyens qui « parlent » à tous les spectateurs, quelle que soit leur disposition dans la salle et la distance qui les sépare de la scène. / Clôture par bilans individuels.

* Le stage comprend des présentations publiques des travaux.

* Les ateliers sont accompagnés de répétitions.

Détails Par ici

 

Les Formations du Domaine de l’Acteur

Organisme de formation professionnelle enregistré sous le

n° 24 18 01134 18 auprès du Préfet de la région Centre-Val de Loire

CARIF / GIP Alfa Centre-Val de Loire : 21293 consulter : zxnqu

Chantafret 18370 Saint-Saturnin 06 80 54 87 44

 

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